Les OGM Quézaco

Si vous souhaitez avoir une synthèse claire et brillante sur l’ensemble des questions soulevées par les cultures OGM en plein champ, voici « The » conférence à écouter.
J’avais vu la première partie il y a quelques mois, mais impossible de mettre la main sur la deuxième. Du coup, je l’avais pas fowardée. Puis voilà que je l’ai retrouvée par hasard en glanant de ci de là sur le web.

Il faut dire que l’on parle un peu de Christian Vélot en ce moment à cause de tous ses ennuis. En fait, il est pas le seul à avoir des ennuis.

D’ailleurs, ça commence à devenir tellement systématique qu’une table ronde est organisée demain lundi à Paris à l’initiative de la Fondation Sciences citoyennes, du GIET, et de L’Alliance pour la planète sur le thème « Quelle protection pour les lanceurs d’alerte? »
Si vous voulez plus d’informations sur la réunion ou sur les pressions que subissent certains chercheurs qui ont l’esprit critique un peu trop développé pour les temps qui courent, c’est par là:

http://raffa.over-blog.com/article-13180895.html

Si vous voulez voir la conférence de Christian Vélot, (moi j’ai trouvé ça vraiment bien), c’est par là.

http://www.dailymotion.com/video/xpwco_eclairage-scientifique-sur-les-ogm
http://www.dailymotion.com/video/xpync_eclairage-scientifique-sur-les-ogm



Machiavel ou La boétie ?

Piochées dans un bouquin qui s’intitule « Histoire et trauma, La folie des guerres » – de Davoine et Gaudillère, aux éditions Stock l’autre pensée – je reproduis ces quelques lignes, écrites par un jeune homme âgé alors de dix huit ans, il y a plus de quatre cents ans, et qui d’un trait nous renvoie à notre actualité, embrassant notre Histoire depuis l’origine de nos parents jusqu’au devenir de nos enfants.

À lire, à méditer et à partager sans modération. Je crois….

« Je désirais seulement qu’on me fît comprendre comment il se peut faire que tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations supportent quelques fois tout d’un tyran seul, qui n’a de puissance que celle qu’on lui donne, qui n’a pouvoir de leur nuire qu’autant qu’ils veulent bien l’endurer, et qui ne pourrait faire aucun mal s’ils n’aimaient mieux tout souffrir de lui que de le contredire. »

/…/

D’où tire-t-il donc sa puissance? C’est que le corps du peuple est devenu le corps même du tyran:

« Celui qui vous maîtrise tant n’a que deux yeux, n’a que deux mains, n’a qu’un coprs. D’où a-t-il pris tant d’yeux dont il vous épie, si vous ne les lui donnez, s’il ne les tient de vous?
Les pieds dont il foule vos cités, d’où les a-t-il, s’ils ne sont les vôtres? Comment oserait-il vous attaquer si vous n’étiez d’intelligence avec lui? Que pourrait-il faire si vous n’étiez receleurs du larron qui vous pille, complices du meurtrier qui vous tue et traîtres de vous-mêmes? »
Cette complicité tisse un lien de fer dans lequel la loyauté n’a paradoxalement pas de place. Tous, soudés par la compromission se portent au secours d’un être qui est à peine vivant, qui ne s’anime et ne s’excite que dans la destruction. Ainsi de proche en proche s’allume, et se consume – comme « le feu d’un brasier » qui va augmenter et flamber tant qu’il trouvera du bois à brûler -, le transfert de toutes les énergies et de tous les biens au secours de cet un, qui n’aime point mais qui séduit, et s’érige en idole pour exister.

/…/

Je ne veux pas que vous le poussiez ou l’ébranliez, mais seulement que vous ne le souteniez plus et vous le verrez comme un grand colosse à qui on a dérobé la base, de son poids même tomber et se rompre ».

Il faut donc faire un pas de côté, et se guider au miroir de l’Histoire :

« Toujours il s’en trouve quelques uns mieux nés que les autres qui sentent le poids du joug, ne peuvent s’empêcher de le secouer et ne s’habituent jamais à la servitude. Ceux-là ne peuvent oublier leurs droits naturels et le souvenir de leurs prédécesseurs.
Ce sont ceux qui ayant l’entendement net et l’esprit clairvoyant/…/ne se contentent pas de regarder leurs pieds mais se remémorent des choses passées pour juger du temps à venir et pour mesurer des présentes.
Ceux-là, quand la liberté serait entièrement perdue et tout hors du monde, l’imaginent, et la sentent en leur esprit, et encore la savourent; et la servitude ne leur est de goût pour tant bien qu’on l’accoutre. »

Discours de la servitude volontaire. La Boetie

La Boétie avait bien lu Machiavel:

« Et qui devient Seigneur d’une cité accoutumée à vivre libre et ne la détruit point, qu’il s’attende à être détruit par elle, parce qu’elle a toujours pour refuge en ses rébellions, le nom de la liberté et ses vieilles coutumes, lesquelles ni par la longueur du temps, ni par aucun bienfait ne s’oublieront jamais/…/et pour choses qu’on y fasse ou qu’on y pourvoie, si ce n’est d’en chasser et d’en disperser les habitants, ils n’oublient point ce nom ni ces coutumes, et en toute occasion y ont aussitôt recours/…/ La mémoire de leur ancienne liberté ne les laisse, ne peut les laisser en paix, si bien que le plus sûr moyen est de les anéantir ou d’y demeurer ».

Le Prince. Machiavel



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