Stan’s Barber Soap

Tu vas pas me croire, mais ça fait bientôt un an et demi que j’ai promis un savon à barbe à Stan, le mari de ma soeur, le père de mes neveux, mon frère d’adoption.

Stan n’est jamais dépressif, mais il se choppe assez régulirement des grosses plaques rouges plein la tronche, avec la peau qui desquame ensuite pendant des plombes que t’y crois pas, que t’as mal pour lui. Enfin, il reste chou quand même….

Mais c’est pas drôle.

« Et pourquoi qu’il ne l’a pas encore eu, son savon ? hein ? » que tu penses illico…. supputant que je suis une grosse fainéasse…

Et bien parce que Stan, figure-toi, est un homme qui DÉTESTE les odeurs naturelles des huiles essentielles et qui pouffe de rire à chaque fois que j’embraye sur mes recettes de ch’tites crèmes merveilleuses.

Il aime la médecine allopathique et François Bayrou.

Je me suis donc creusée de chez Creuser !!

Et aujourd’hui, Tadam !!!! The St’an’s Barber Soap is born !!

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Alors je dois dire que c’est un hasard, parce que je l’ai fait un peu expérimental, mais ce savon à barbe est pas mal du tout.

En fait, il est tellement bien que je me demande si je ne vais pas le recycler en crème démaquillante pour le visage des filles sensibles et réactives, comme moi…. C’est rapport à la mousse qui ne conviendra peut-être pas au rasage… Faudra attendre les retours du destinataire.

Il est fabriqué à base d’huiles précieuses et rares comme le soja, l’avocat, le son de riz ou le Kukui. Il est enrichi d’huiles essentielles apaisantes, régénérantes et cicatrisantes (santal, encens oliban, bois de rose, palma rosa… ) d’absolu de benjoin, d’extrait CO2 de camomille romaine, d’extrait de banane bio, de Bisabobol, de vitamine E, …. le tout sous l’aile onctueuse du beurre de mangue, en surgraissage à la trace à 10%.

Sur peau humide, le savon devient comme une crème à la fois riche et légère, très douce et soyeuse. Son odeur est discrète et très délicate. Il laisse la peau souple, protégée et hydratée.

C’est By Réo qui m’a mise sur la voie avec son savon crème sans potasse.

Seulement, après un premier repos de 12 heures, quand j’ai voulu mélanger ma pâte comme elle nous l’indique, elle avait déjà pris dans le saladier !! C’est à cause des beurres, sans doute, et de l’acide stéarique qui épaissit la pâte.

Donc, il a fallu que j’improvise, alors j’ai fait comme Tallulah dans sa chantilly Barber Soap, c’est à dire, une refonte. J’ai arrosé la pâte avec un hydrolat de menthe poivrée et j’ai fini avec un peu d’eau distillée. Ensuite, j’ai mixé, fouetté, mixé, fouetté, et…. mixé.

La mise en pot a fini par devenir difficile. Le savon devenait de plus en plus épais et difficile à manier. Il faut faire vite avec les bons outils. (une petite louche, non pas un cuillère à soupe et des pots de 180g, non pas de 120…)

En fin d’après-midi – et après trois quarts d’heure d’intense dilemme – j’ai décidé de fermer les pots car la consistance me plaisait.

Allez ! Si t’es arrivé jusqu’ici, t’as mérité la recette.

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15% huile de kukui
15% huile d’avocat
15% huile de ricin
10% huile de coco
20% huile de soja
15% huile de son de riz
5% de beurre de cacao.
5% acide stéarique.

NaOh surgras à 10% + 50% du poids de l’eau en supplément

À la trace :

10% de beurre de mangue
1 càc de glycérine végétale
1% d’extrait de banane en poudre
1% de bisabobol
0,2% d’extrait CO2 de Camomille
3% d’huiles essentielles (santal, patchouli, Palma Rosa, Encens Oliban, absolu de benjoin, bois de rose)
1 càc de miel en poudre
0,4 % de vitamine E
0,2% de germall +

La prochaine fois, j’ajouterai peut-être un peu de cire émulsifiante ou pourquoi pas une gomme (pour obtenir une crème plus dense sous le blaireau).

Et voili voilou la p’tite photo !!

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Propriétés des ingrédients.

Une mine de renseignements ici : http://lysblancsdevenus.canalblog.com/archives/les_ingredients/index.html

Huile de Kukui
Extraite de la noix du Bancoulier (Aleurites moluccana L.Euphorbiacées). Riche en vitamines A, C, et E et en acides gras essentiels (linoléiques et oléiques), l’huile de Kukui est émolliente, antioxydante et protectrice.

Huile d’Avocat
L’huile d’avocat est riche en vitamines A, B1, B2, B5, en vitamine D, E, minéraux, protéines, lécithines et acides gras. Elle hydrate, régénère et nourrit en profondeur.

Huile de Ricin
Riche en acides gras, c’est une huile calmante, nourrissante, qui retient l’humidité de la peau.

Huile de Coco
Légère et non grasse, elle est très vite absorbée par la peau sans obstruer les pores. Hydratante, assouplissante.

Huile de Soja
Source de vitamine E. Elle protège des radicaux libres

Huile de son de riz
L’huile de Son de Riz est riche en acides gras et en insaponifiables. C’est un anti-oxydant naturel qui offre également une petite protection solaire. Très hydratante, elle fait merveille dans le soin des peaux sensibles.

Beurre de Cacao.
Émolient, hydratant.

Beurre de Mangue
Le beurre de mangue est obtenue à partir du noyau de la mangue. Émolient, nourrissant, il prévient le déséchement de la peau. Il contribue à la régénération des cellules et reconstitut l’élasticité de la peau. Il peut être employé pour soulager l’eczéma et le psoriasis.

Glycérine Végétale
Émoliente, hydratante, adoussissante et antiseptique.

Éxtrait de banane en poudre
Une source de vitamines et de minéraux (potassium, magnésium, calcium, fer, cuivre – Vitamines A, B1, B2, B3, B5, B6 et C) qui nourrit, revitalise et adoucit, et des sucres (fructose, glucose, mucilages) pour booster l’hydratation naturelle de la peau

Bisabobol
Le bisabolol est extrait de l’huile essentielle de camomille. Il apaise les peaux très sensibles.

Éxtrait CO2 de Camomille
La Camomille allemand ou Matricaire est l’une des fleurs les plus populaires et mieux documentées dans le domaine des produits de beauté et la protection de la peau. La camomille matricaire est un puissant anti-inflammatoire.

Poudre de miel
La poudre de miel est un miel naturel qui a été séché et mélangé à du fructose et de la maltodextrine. Le miel est un antiseptique naturel qui peut être employé comme protection naturel sur des blessures.

Huiles Essentielles
santal, patchouli, Palma Rosa, Encens Oliban, absolu de benjoin, bois de rose



Jolie Fée.

Comme je suis un peu…. dingotte….. je pense que certaines dames sont en réalité des fées.

Comme Cyd Charisse, par exemple.

Merci Jolie Fée d’être passé par ici.

C’était un vrai bonheur, une belle caresse, une immense consolation.

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Quinze ans d’expérience et toujours aussi con

Ajourd’hui, j’ai rien vu qui m’ait donné envie d’écrire quoi que ce soit.

Alors j’en profite pour te faire une petite piquouse de rappel.

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source: http://blog.fanch-bd.com/

13/06/2008

Prix de l’énergie : M. Fillon fait fausse route avec le réacteur nucléaire EPR

C’est sous prétexte de réduire la facture énergétique du pays, tout en luttant contre le réchauffement climatique, que le premier ministre français François Fillon annonce vouloir la construction en France d’un second réacteur nucléaire de type EPR.

Notre propos n’est pas ici de mettre en avant les tares bien connues de l’atome : risques de catastrophes, question insoluble des déchets radioactifs, rejets radioactifs et chimiques dans l’environnement, graves contaminations (par exemple au Niger) par les mines d’uranium, prolifération à des fins militaires. Sans parler des graves déconvenues du fameux réacteur EPR sur les deux sites où il est en chantier, en Finlande et à Flamanville (Manche).

Ce que nous voulons, c’est que chacun prenne conscience de la faillite économique de l’option nucléaire : malgré 58 réacteurs qui produisent 80% de son électricité, la France est frappée comme ses voisins par l’explosion du prix de l’énergie. Les pêcheurs, les automobilistes et bien d’autres catégories sont là pour en témoigner.

Le nucléaire, qui devait « assurer notre indépendance énergétique », n’est finalement qu’une pauvre ligne Maginot : sous l’effet du prix de l’énergie, l’inflation atteint des records : 5,5 % en mai, 3,3 % sur un an, du jamais vu depuis 17 ans. Et la balance commerciale de la France est plombée par une facture énergétique annuelle de près de 50 milliards d’euros.

Les pronucléaires en sont réduits à suggérer que « sans le nucléaire, ce serait pire ». Ce qui est à la fois dérisoire – est-ce donc ça le « miracle nucléaire » ? – et faux : c’est avec le nucléaire que c’est pire puisque nous avons à acquitter la facture pétrole-gaz et la facture nucléaire.

Car le nucléaire n’est pas « gratuit », bien au contraire : l’investissement de départ est pharaonique – la France est d’ailleurs très loin d’avoir fini de payer les réacteurs actuellement en service – et la facture « aval » (démantèlement des installations, déchets radioactifs) s’annonce elle aussi incommensurable. Nos enfants apprécieront.

En France, après 30 ans de publicités d’EDF et d’Areva, chacun croit que l’atome est incontournable. Or, les données officielles de l’Agence pour l’énergie atomique en attestent, le nucléaire ne couvre que 2% de la consommation mondiale d’énergie : une part si faible qu’elle a une influence quasi nulle sur le climat et sur le prix de l’énergie.

On nous objecte que « justement, il n’y a qu’à augmenter la part du nucléaire ». Mais ce n’est pas ce qui va se passer : certes, de nouveaux réacteurs vont être construits ici ou là, mais ils seront toutefois bien moins nombreux que ceux qui vont fermer : plus de la moitié des 435 réacteurs en service sur Terre approchent de leur fin de vie. Déjà, la production nucléaire a perdu 2% en 2007 : voilà qui contredit les innombrables reportages sur la supposée « renaissance du nucléaire ».

Il convient aussi de regarder ce qui se passe en Chine, présentée comme le nouvel « eldorado » de l’atome. Si les Chinois construisent les 40 nouveaux réacteurs annoncés, le nucléaire couvrira royalement… 4% de l’électricité, c’est-à-dire 0,7% de la consommation chinoise d’énergie. Les données sont quasiment les mêmes pour l’Inde.

Aux USA, l’atome représente 20% de l’électricité, soit moins de 4% de la consommation totale d’énergie. Et la majorité des 103 réacteurs américains vont fermer dans les 20 ans. L’atome restera dans tous cas une énergie marginale, même dans les pays les plus nucléarisés.

Le nucléaire ne peut donc en aucun cas représenter une alternative énergétique. Il est de fait inutile d’interpeller les antinucléaires sur le thème « Préférez-vous le charbon au nucléaire ? » car la question ne se pose même pas : la part du nucléaire dans l’énergie mondiale est – et va – rester infime, sa contribution à la lutte contre le réchauffement climatique restant quasi-nulle.

Mais il est une autre vérité à connaître, bien plus réjouissante : sur Terre, les énergies renouvelables produisent beaucoup plus que le nucléaire. D’ailleurs, la seule hydroélectricité produit plus que l’atome : 3000 Twh/an contre 2600. De quoi faire chanceler les idées fausses malheureusement si répandues en France, le seul pays au monde où l’on croit que le nucléaire est indispensable et que les énergies renouvelables sont négligeables.

Les perspectives de croissance de l’énergie éolienne sont exponentielles partout sur la planète, avec des productions d’ores et déjà si massives que sont balayées les objections rétrogrades sur l’intermittence de cette production. Le solaire lui aussi est en plein envol, en particulier dans les Etats comme la Californie qui ont compris que l’avenir était dans les renouvelables.

En combinant les économies d’énergie et les énergies renouvelables, il sera rapidement possible d’assurer protection de l’environnement et indépendance énergétique : il y aura toujours du soleil, du vent, du bois, etc. Lorsque se produiront, peut-être plus vite qu’on ne le pense, de graves ruptures d’approvisionnement en pétrole, gaz ou uranium, les grands perdants seront ceux qui auront gaspillé leur argent dans des voies de garage.

Ministre de la recherche au début des années 90, François Fillon avait soutenu aveuglément – c’est bien le mot – le surgénérateur nucléaire Superphénix, finalement fermé après des années de déconvenue. Quinze ans plus tard, le même François Fillon fait preuve de la même cécité en soutenant le nucléaire en général et le réacteur EPR en particulier. On en rirait presque si l’avenir énergétique de la France n’était pas condamné à s’échouer dans l’impasse nucléaire.

Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau « Sortir du nucléaire »

http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=actualites&sousmenu=communiques&page=index



Non non non-on-on Non

Oui je sais. J’aurais pu me creuser un peu la cervelle…

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Un développement qui démembre les sociétés des hommes

Voilà une bien belle lettre signée Evo Morales qui m’est envoyée par mon ami André. Merci à toi.

Tu verras que je finirais par demander l’asile politique à Morales, moi !

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Lettre du Président Evo Morales à l’Union Européenne

Jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale, l’Europe était un continent d’émigrants. Des dizaines de millions d’Européens partirent aux Amériques pour coloniser, échapper aux famines, aux crises financières, aux guerres ou aux totalitarismes européens et à la persécution des minorités ethniques.

Aujourd’hui, je suis avec préoccupation le processus de la dite « directive retour ».

Ce texte, validé le 5 juin passé par les ministres de l’Intérieur des 27 pays de l’Union européenne, doit être approuvé le 18 juin par le Parlement européen. Je perçois qu’il durcit de manière drastique les conditions de détention et d’expulsion des migrants sans papier, quelque ait été leur temps de séjour dans les pays européens, leur situation de travail, leurs liens familiaux, leur volonté et le succès de leur intégration.

Les Européens sont arrivés dans les pays d’Amérique latine et d’Amérique du Nord, en masse, sans visa ni conditions imposées par les autorités. Ils furent toujours bienvenus, et le demeurent, dans nos pays du continent américain, qui absorbèrent alors la misère économique européenne et ses crises politiques.

Ils vinrent sur notre continent en exploiter les richesses et les transférer en Europe, avec un coût très élevé pour les peuples premiers de l’Amérique. Comme par exemple dans le cas de notre Cerro Rico de Potosi et de ses fabuleuses mines qui donnèrent sa masse monétaire au continent européen entre le XVIème et le XIXème siècle. Les personnes, les biens, les droits des migrants européens furent toujours respectés.

Aujourd’hui, l’Union européenne est la principale destination des migrants du monde, conséquence de son image positive d’espace de prospérité et de libertés publiques. L’immense majorité des migrants viennent dans l’Union européenne pour contribuer à cette prospérité, non pour en profiter. Ils occupent les emplois de travaux publics, dans la construction, les services aux personnes et dans les hôpitaux, que ne peuvent ou ne veulent occuper les Européens. Ils contribuent au dynamisme démographique du continent européen, à maintenir la relation entre actifs et inactifs qui rend possible ses généreux systèmes de solidarité sociale et dynamisent le marché interne et la cohésion sociale. Les migrants offrent une solution aux problèmes démographiques et financiers de l’UE.

Pour nous, nos émigrants représentent l’aide au développement que les Européens ne nous donnent pas – vu que peu de pays atteignent réellement l’objectif minimum de 0,7 % du PIB d’aide au développement. L’Amérique latine a reçu, en 2006, 68 milliards de dollars de transferts financiers de ses émigrés, soit plus que le total des investissements étrangers dans nos pays. Au niveau mondial, ces transferts atteignent 300 milliards de dollars, qui dépassent les 104 milliards de dollars octroyés au nom de l’aide au développement.

Mon propre pays, la Bolivie, a reçu plus de 10 % de son PIB en transferts de fond des migrants (1,1 milliards de dollars), soit un tiers de nos exportations annuelles de gaz naturel. Il apparaît que les flux migratoires sont bénéfiques pour les Européens et, de manière marginale, aussi pour nous du Tiers-Monde, vu que nous perdons des millions de personnes de main-d’œuvre qualifiée en laquelle, d’une manière ou d’une autre, nos États, bien que pauvres, ont investi des ressources humaines et financières.

Il est regrettable que le projet de « directive retour » complique terriblement cette réalité. Si nous concevons que chaque État ou groupe d’États puisse définir ses politiques migratoires en toute souveraineté, nous ne pouvons accepter que les droits fondamentaux des personnes soient déniés à nos compatriotes et à nos frères latino-américains. La directive retour prévoit la possibilité d’un enfermement des migrants sans papier jusqu’à 18 mois avant leur expulsion – ou « éloignement » selon le terme de la directive. 18 mois ! Sans procès ni justice !

Tel qu’il est le projet de directive viole clairement les articles 2, 3, 5, 6, 7, 8 et 9 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948. Et en particulier l’article 13 qui énonce :

« 1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat.

2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. »

Et, pire que tout, il existe la possibilité d’emprisonner des mères de familles et des mineurs, sans prendre en compte leur situation familiale ou scolaire, dans ces centres de rétention où nous savons que surviennent des dépressions, des grèves de la faim, des suicides.

Comment pouvons-nous accepter sans réagir que soient concentrés dans ces camps nos compatriotes et frères latino-américains sans papier, dont l’immense majorité travaille et s’intègre depuis des années ? De quel côté est aujourd’hui le devoir d’ingérence humanitaire ? Où est la « liberté de circuler », la protection contre les emprisonnements arbitraires ?

Parallèlement, l’Union européenne tente de convaincre la Communauté Andine des Nations (Bolivie, Colombie, Équateur, Pérou) de signer un « Accord d’association » qui inclue en son troisième pilier un traité de libre-échange, de même nature et contenu que ceux qu’imposent les États-Unis. Nous subissons une intense pression de la Commission européenne pour accepter des conditions de profonde libéralisation pour le commerce, les services financiers, la propriété intellectuelle ou nos services publics. De plus, au nom de la « protection juridique », on nous reproche notre processus de nationalisation de l’eau, du gaz et des télécommunications réalisés le Jour des travailleurs. Je demande, dans ce cas : où est la « sécurité juridique » pour nos femmes, adolescents, enfants et travailleurs qui recherchent un horizon meilleur en Europe ?

Promouvoir d’un côté la liberté de circulation des marchandises et des flux financiers, alors qu’en face nous voyons des emprisonnements sans jugement pour nos frères qui ont essayé de circuler librement… Ceci est nier les fondements de la liberté et des droits démocratiques.
Dans ces conditions, si cette « directive retour » devait être approuvée, nous serions dans l’impossibilité éthique d’approfondir les négociations avec l’Union européenne et nous nous réservons le droit d’imposer aux citoyens européens les mêmes obligations de visas qui nous ont été imposées le 1er avril 2007, selon le principe diplomatique de réciprocité. Nous ne l’avions pas exercé jusqu’à maintenant, attendant justement des signaux positifs de l’UE.

Le monde, ses continents, ses océans, ses pôles, connaissent d’importantes difficultés globales : le réchauffement global, la pollution, la disparition lente mais sûre des ressources énergétiques et de la biodiversité alors qu’augmentent la faim et la misère dans tous les pays, fragilisant nos sociétés. Faire des migrants, qu’ils soient sans papier ou non, les boucs émissaires de ces problèmes globaux, n’est en rien une solution. Cela ne correspond à aucune réalité. Les problèmes de cohésion sociale dont souffre l’Europe ne sont pas la faute des migrants, mais le résultat du modèle de développement imposé par le Nord, qui détruit la planète et démembre les sociétés des hommes.
Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du continent et des régions du monde comme le Maghreb et les pays de l’Afrique, je fais appel à la conscience des dirigeants et députés européens, des peuples, citoyens et militants d’Europe, pour que ne soit pas approuvé le texte de la « directive retour ». Telle que nous la connaissons aujourd’hui, c’est une directive de la honte.

J’appelle aussi l’Union européenne à élaborer, dans les prochains mois, une politique migratoire respectueuse des droits de l’Homme, qui permette le maintien de cette dynamique profitable pour les deux continents, qui répare une fois pour toutes l’énorme dette historique, économique et écologique que les pays d’Europe ont envers une grande partie du Tiers-Monde, et qui ferme définitivement les veines toujours ouvertes de l’Amérique latine. Vous ne pouvez pas faillir aujourd’hui dans vos « politiques d’intégration » comme vous avez échoué avec votre supposée « mission civilisatrice » du temps des colonies.

Recevez tous, autorités, eurodéputés, camarades, un fraternel salut depuis la Bolivie. Et en particulier notre solidarité envers tous les « clandestins ».

Evo Morales Ayma, Président de la République de Bolivie (traduction – Juin 2008)



« Je n’aime les dirigeants qu’avec un peuple qui les porte »

Aujourd’hui, si tu ne la connaissais pas, t’as de la chance !!

Je t’ai trouvé une adresse quatre étoiles qui fait souffler du vent dans ta cervelle sclérosée d’icônes à paillettes et de connerie.

Je t’ai trouvé une fille qui ouvre sa grande bouche et que ça te menthol le mental pendant toute la journée qui suit.

Extraits :

Notre presse dite libre est en train de nous monter une véritable village Potemkine devant la réalité. Il y a certains “désordres” que l’on exagère, au point que hier les agences AFP et reuters viennent de se voir retirer leurs accréditations en Algérie pour la manière dont elles ont gonflé les attentats terroristes en Algérie. Mais il est une réalité que l’on nous cache totalement ce sont les luttes qui montent partout, cela va de l’Asie où non seulement le Népal est présenté de tel sorte que personne n’y comprend rien, ou encore la Corée du Sud dont on cache la colère populaire orientée contre l’achat de viande nord-américaine et qui déborde de toute part, le Maroc, la Tunisie, l’Egypte, de tous ces pays on ne connaîtra que les fondamentalistes, la planète est en mouvement, pressée par la faim et la misère. Enfin je repense à la question de PAM sur le contre-sommet paysan de Rome : “est-ce que la solution est dans le retour dans une agriculture familiale”, cette question ne sera pas éclaircie par le vedettariat d’un José Bové allié potentiel du pro-étasiunien Cohn Bendit, mais par une meilleure connaissance des luttes paysannes contre une appropriation des terres par l’oligarchie, des productions pour les multinationales… Des pays sans qui luttent comme ici au Paraguay et des morts… La répression…

Oui le monde est dans cet état là, il est invivable et il n’y aura de politique que quand on y fera face, ici et ailleurs pour le transformer et pas dans des combats de petits chefs, des jeux de courtisans, et la haine du compagnon de lutte, l’arrivisme et l’égoïsme. Il faut d’abord prendre conscience de l’adversaire.

ou encore

… Je suis convaincue que tous les jeux policiers sont balayés par un peuple qui a décidé de lutter pour sa vie e celle de ses enfants, il n’existe que les peuples… C’est ma conviction et les récits des coups tordus de Bush et de ménard me découragent, tandis que la résistance d’un paysan bolivien m’enthousiasme, je n’aime les dirigeants qu’avec un peuple qui les porte…

Tu pourras te régaler de tout ça dans son intégralité et plus encore sur le blog de la dame (Danielle Bleibtrach, c’est son nom) où tu trouveras foultitude de lectures ultra salutaires, c’est par là :

http://socio13.wordpress.com/



« C’est mon jardin de silence »

C’est vrai. Les chansons, c’est pas des pâtisseries.

Si tu as six minutes trente trois, ne te prives pas de ça.

http://www.dailymotion.com/video/xi8mt



La musique, c’est très chiant.

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La musique, c’est très chiant.

D’abord, parce que ça pèse systématiquement sur le moral même du plus cool de mes voisins après 18 heures, et que c’est souvent à partir de cette heure-ci que je suis chaude comme la braise pour envoyer c’que j’ai dans le ventre…

Ensuite, parque qu’il faut que j’enregistre avec des micros, des réverbes, des ordis, cause que t’as les oreilles qu’entendent que des trucs hyper bien produits et que tu aimes le gros son, espèce de casse-pied…et que moi, j’ai toujours eu du mal avec tout ce bastringue….

Parce que tu vas plus au concert, because les limonadiers d’en bas de chez toi te cassent les oreilles avec leurs groupes à trois balles qui beuglent tous la même soupe à trois balles…. et que ça te fatigue de voir débouler la milice à chaque fois vers 22 heures.

Alors c’est vraiment con, parce que y des moments, je veux dire quelque chose, mais je peux pas l’écrire. C’est de la musique.

Excuse-moi, mais il faut que j’y aille, je voudrais bien que tu entendes…. Dommage.

 



rachelarnaud.com

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Grâce à Raoul (qui n’est pas celui des tontons flingueurs mais un vrai Raoul de mes amis)

Grâce à Raoul, donc, tu peux maintenant retrouver toute l’histoire et toute l’actualité des « Danses de l’Amarrage » ici

http://www.rachelarnaud.com



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